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CHR Namur

Journée Mondiale des Sciences de la Stérilisation

Le service de Stérilisation, une plaque tournante de l’hôpital

Ce 10 avril, c'est la Journée Mondiale des Sciences de la Stérilisation, partons à la rencontre de ce service qui œuvre quotidiennement sur chacun de nos sites hospitaliers. Leur mission est de fournir des équipements médicaux d’une propreté irréprochable et stériles. Bien souvent, la « stérili » est un service de l’ombre, qui agit en coulisses. Sans celui-ci, les rouages de l’hôpital en seraient très affectés.

 

Chaque jour, des centaines d’instruments médicaux sont nettoyés et stérilisés pour le bloc opératoire et les services de consultations.
« Lorsqu’on arrive le matin, on prend  connaissance du programme du bloc opératoire. Avant tout, nous  pratiquons des tests de mise en route des machines afin de respecter les normes pour fournir un travail qualitatif. Ensuite, on peut traiter le matériel : le trier,  le mettre dans les laveurs pour la décontamination. Après ces étapes, on le trie de nouveau pour effectuer les contrôles nécessaires, le reconditionner, l’emballer et pour finir le stériliser.» explique Florence Effinier, infirmière en chef de la Stérilisation sur le site Sambre.

 

Afin de garantir la sécurité du patient, le service de Stérilisation a une obligation de résultat. « C’est stérile ou ça ne l’est pas ! Si l’instrument ne l’est pas, il ne sort pas, précise Isabelle de la Charlerie, infirmière en chef de la stérilisation sur le site Meuse. Un instrument est contrôlé 9 fois avant de ressortir du service. Si un des contrôles indique que l’instrument ne l’est pas, l’étape est refaite intégralement. Ainsi, nous avons plus de chance de gagner au Lotto qu’un instrument de repartir contaminé. Il n’y a pas d’urgences, seulement des défauts de prévoyance. Si le matériel est attendu et si toutes les étapes se déroulent correctement, le processus dure 5 heures. Nous devons donc éviter d’avoir recours à la notion de priorité. »

 

« Stériliser tout le monde peut le faire ! poursuit-elle. Mais stériliser des dispositifs médicaux demande beaucoup de connaissances et d’attention. Pour ne citer qu’un exemple, l’eau ne doit pas être chauffée à plus de 57 degrés. Au-delà de cette température, les protéines coagulent et si c’est le cas on ne sait plus les enlever. Ce sont des éléments indispensables à connaître mais qui ne sont pas enseignés dans les écoles infirmières. Il faut suivre une formation spécifique en stérilisation. »
Selon Florence Effinier, « Beaucoup pensent que notre travail est simplement réduit à laver, emballer et stériliser le matériel mais c’est bien plus complexe que ça. Travailler dans ce service requiert des connaissances tant sur les instruments, que les différentes méthodes et mesures d’hygiène, les logiciels, la traçabilité, etc. » Et Isabelle de la Charlerie ajoute : « C’est pourquoi il est important d’avoir une bonne connaissance des produits utilisés, des différentes étapes, pourquoi et comment on fait les choses, à quoi il faut être attentif, etc. Une année de formation est nécessaire pour qu’un nouvel arrivant soit correctement formé et puisse faire un travail qualitatif. »